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Créer son entreprise
à Dubaï,
fiscalité
à 9 %.
La création d’une entreprise à Dubaï consiste à immatriculer une société aux Émirats arabes unis, en zone franche, en mainland (LLC) ou en offshore. Ouverte aux entrepreneurs français comme aux non-résidents, la démarche couvre le choix de la zone et de l’activité, la licence commerciale, l’enregistrement à l’impôt sur les sociétés, le visa de résidence, puis l’ouverture d’un compte bancaire.
Créer une entreprise à Dubaï , c’est immatriculer une société aux Émirats arabes unis : le plus souvent une société de zone franche (freezone) ou une société mainland (LLC) détenue à 100 % par des étrangers depuis 2021. La démarche comprend le choix du nom commercial, l’obtention d’une licence, la domiciliation d’un siège ou d’un flexi-desk, l’enregistrement des bénéficiaires effectifs, l’immatriculation à l’impôt sur les sociétés et, selon le chiffre d’affaires, à la TVA.
S’implanter aux Émirats arabes unis : le hub d’affaires du Golfe
Carrefour entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, Dubaï attire les entrepreneurs français et les sociétés du monde entier. Parmi ses atouts : une fiscalité très compétitive, la détention 100 % étrangère et un environnement pro-business, autant de raisons qui expliquent un tel engouement.
Trois motivations reviennent : la fiscalité, la crédibilité internationale et l’accès aux marchés du Golfe. La fiscalité avantageuse des Émirats ne justifie pas seule l’opération, elle compte surtout combinée à une activité réelle. Une société sans substance, montée pour le seul affichage, expose à une requalification et perd l’avantage recherché. Ce choix s’apprécie aussi au regard de l’économie de Dubaï, de sa croissance, de sa diversification hors pétrole et de son cadre stable.
Détention 100 % étrangère
Depuis 2021, la plupart des activités mainland (LLC) sont détenues à 100 % par des étrangers, sans sponsor local majoritaire.
Fiscalité compétitive
Impôt sur les sociétés de 9 % au-delà de 375 000 AED de bénéfices, 0 % en deçà, et 0 % sur le revenu qualifiant en zone franche, sous conditions de substance.
Hub international
Position stratégique entre trois continents, logistique de premier plan et enclaves en common law (DIFC) qui rassurent clients et partenaires.
Accompagnement francophone
Un consortium d’experts et de prestataires francophones assure l’assistance à la création et l’accompagnement post-création.
Ces avantages tiennent au cadre émirien autant qu’à sa fiscalité. Un environnement pro-business, une monnaie stable (le dirham, ancré au dollar) et des institutions solides rassurent clients, partenaires et investisseurs. La société émirienne ne dispense jamais des obligations du pays de résidence : les administrations échangent leurs données via le CRS, et toute détention de parts ou de compte à l’étranger reste à déclarer en France.
Le point de départ reste l’activité. Une zone adaptée, une domiciliation réelle et une comptabilité tenue distinguent une société utile d’une coquille vide. L’optimisation fiscale est encadrée : sans substance économique, l’avantage se fragilise. Une évaluation des risques en amont vaut mieux qu’un redressement ensuite.
Se lancer seul ou passer par un prestataire ?
Monter sa société soi-même reste possible, mais le choix de la zone, la licence, la domiciliation, l’enregistrement fiscal et les démarches de visa demandent du temps et une expertise locale. Un prestataire spécialisé propose une assistance à la création et un accompagnement post-création en services clés en main, et limite le risque de rejet.
- ✓ Assistance à la création
- ✓ Domiciliation et flexi-desk
- ✓ Accompagnement post-création
Zone franche ou mainland : quelle structure choisir ?
La structure dépend de l’activité, du marché visé (local ou international) et du besoin de visas. Avant de trancher, comparez en détail les types de sociétés à Dubaï, de la zone franche au mainland, pour retenir la forme adaptée à votre projet.
Deux questions priment : où vendez-vous et combien de visas vous faut-il. La société de zone franche vise l’international et bénéficie du régime 0 % sur le revenu qualifiant ; la société mainland (LLC) donne un accès direct au marché des Émirats. Ce paramètre, souvent négligé au départ, pèse sur le montage autant que le taux d’imposition affiché.
| Critère | Zone franche | Mainland (LLC) |
|---|---|---|
| Imposition | 0 % sur le revenu qualifiant (QFZP) | 9 % au-delà de 375 000 AED |
| Marché visé | International, hors marché local | Accès direct au marché EAU |
| Bureau | Flexi-desk souvent admis | Bureau physique requis |
| Associés non-résidents | 100 % | 100 % (depuis 2021) |
| Visas de résidence | Quota selon l’espace loué | Selon l’activité et le local |
La société de zone franche (freezone) convient à la majorité des projets tournés vers l’international : détention 100 % étrangère, régime 0 % sur le revenu qualifiant et création rapide. La société mainland (LLC) donne accès au marché intérieur des Émirats et aux marchés publics. La société offshore sert la détention d’actifs et le holding, sans activité commerciale dans les EAU.
Les obligations sont proches d’une zone à l’autre : renouvellement annuel de la licence, tenue d’une comptabilité, audit selon les cas, enregistrement à l’impôt sur les sociétés auprès de la Federal Tax Authority et déclaration des bénéficiaires effectifs (UBO). Une société de zone franche peut aussi porter des participations ou des actifs (holding).
Les étapes de l’immatriculation, pas à pas
Le processus de création regroupe les démarches administratives aux Émirats : chaque étape produit un document qui conditionne la suivante, du choix de la zone à l’ouverture du compte bancaire.
Le séquencement compte autant que les pièces : chaque étape produit un document qui conditionne la suivante. Demander les visas avant d’avoir la licence, ou louer un local avant d’avoir tranché la zone, allonge le parcours de plusieurs semaines. Mené dans le bon ordre, le dossier se boucle sans reprise.
La conformité ne s’arrête pas au lancement. Une société active suppose un suivi continu : renouvellement de la licence, comptabilité, audit, déclaration d’impôt sur les sociétés et mise à jour du registre des bénéficiaires effectifs. Manquer une échéance entraîne des pénalités, voire la radiation de la licence.
Nous contacter-
01
Choix de la zone et de l’activité
Définir la zone (mainland, zone franche ou offshore), l’activité et le type de licence (commerciale, professionnelle ou industrielle).
-
02
Réservation du nom et licence
Réserver le nom commercial et obtenir l’approbation initiale auprès de l’autorité compétente (DET pour le mainland, autorité de la zone franche). C’est l’émission de la licence, qui vaut immatriculation de l’entreprise à Dubaï.
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03
Immatriculation et enregistrement fiscal
Immatriculer la société, déclarer les bénéficiaires effectifs (UBO) et s’enregistrer à l’impôt sur les sociétés auprès de la Federal Tax Authority ; à la TVA dès 375 000 AED de chiffre d’affaires.
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04
Visa de résidence et compte bancaire
Obtenir la carte d’établissement, l’Emirates ID et le visa de résidence, puis ouvrir un compte bancaire professionnel (Emirates NBD, Mashreq, Wio).
La documentation et les formalités de création
Au-delà de la licence, plusieurs pièces composent les formalités de création. Voici la documentation nécessaire à une immatriculation complète à Dubaï.
La création suppose plusieurs documents : passeports des associés, justificatif de domicile, plan d’activité et nom commercial retenu après vérification. Les statuts (Memorandum of Association) fixent l’objet, le capital et la gouvernance ; la domiciliation (bureau ou flexi-desk) est obligatoire. Depuis 2020, chaque société déclare ses bénéficiaires effectifs (UBO) au registraire. Une erreur sur l’activité ou le nom entraîne un rejet et un nouveau délai : mieux vaut sécuriser chaque pièce avant le dépôt.
- ✓ Réservation du nom commercial
- ✓ Domiciliation ou flexi-desk (1 an)
- ✓ Licence commerciale ou professionnelle
- ✓ Statuts (Memorandum of Association)
- ✓ Emirates ID et visa de résidence
- ✓ Déclaration des bénéficiaires effectifs (UBO)
- ✓ Enregistrement à l’impôt sur les sociétés (FTA)
- ✓ Accompagnement bancaire et support en français
Quel budget prévoir pour se lancer ?
Le coût de création combine des frais officiels (licence, domiciliation, visas) et, le plus souvent, les honoraires d’un prestataire. Il varie fortement selon la zone franche, l’activité et le nombre de visas. En passant par un service clés en main, la licence, la domiciliation, les visas et la comptabilité sont regroupés, ce qui évite les rejets coûteux d’un dossier mal préparé.
La fiscalité se lit à deux niveaux : l’impôt sur les sociétés aux Émirats et l’imposition au pays de résidence. La TVA à 5 % s’applique dès 375 000 AED de chiffre d’affaires. La convention franco-émirienne de 1989 évite la double imposition, sans supprimer l’obligation de déclarer. Le régime de zone franche (0 % sur le revenu qualifiant) suppose une substance réelle et le respect des règles anti-abus. Pour le détail des taux, de la TVA et du régime QFZP, consultez notre guide de la fiscalité des entreprises à Dubaï.
| Étape | Prise en charge |
|---|---|
| Immatriculation de la société | Choix de la zone, licence et enregistrement de la société |
| Domiciliation à Dubaï | Adresse professionnelle ou flexi-desk (première année) |
| Visa de résidence | Emirates ID et visa investisseur ou salarié, selon le quota |
| Enregistrements fiscaux | Impôt sur les sociétés (FTA) et TVA au-delà de 375 000 AED |
| Comptabilité et audit | Tenue comptable, audit annuel et déclaration d’impôt sur les sociétés |
| Ouverture de compte bancaire | Accompagnement à l’ouverture (Emirates NBD, Mashreq, Wio) |
| Budget indicatif | Sur devis : le coût varie fortement selon la zone franche, l’activité et le nombre de visas. Estimation personnalisée, en passant par un prestataire, conseil et suivi compris. |
L’optimisation reste encadrée : substance économique, localisation effective des décisions et obligations déclaratives définissent ce qui est admis. Une société sans activité réelle s’expose à une requalification, et le gain espéré se transforme en redressement. Un montage solide se construit avec un conseil qui connaît la France et les Émirats, et qui simule la charge globale plutôt que de comparer des taux isolés.
L’immatriculation conditionne la suite : licence, visa, compte bancaire et déclarations. Le compte professionnel reste l’étape la plus sensible pour un non-résident : KYC renforcé, justification de l’origine des fonds et souvent une présence sur place. Wise et Revolut Business ne sont pas ouverts aux sociétés immatriculées aux Émirats ; les banques locales et Wio prennent le relais. Pour la suite, notre guide pour ouvrir un compte bancaire professionnel à Dubaï détaille les documents exigés et la procédure pour un non-résident.
Dubaï ou la France : comment trancher
La société française reste le choix par défaut quand l’activité, les clients et le dirigeant se trouvent en France. Créer à Dubaï prend son sens pour une clientèle internationale, une activité tournée vers le Golfe et le Moyen-Orient, ou un projet à forte mobilité, avec un régime fiscal cohérent.
L’arbitrage se joue sur le rapport entre la complexité ajoutée et le bénéfice obtenu. Une société émirienne ajoute des obligations : comptabilité aux Émirats, déclarations dans deux pays, vigilance sur la substance et les visas. Si l’activité est modeste et purement locale, ce surcoût efface le gain espéré. Un entrepreneur qui vend à l’international, encaisse en plusieurs devises et vise le Golfe trouve au contraire à Dubaï un outil adapté.
Le critère décisif reste l’alignement entre la structure et la réalité de l’activité : où sont les clients, où la valeur est produite, dans quelles devises arrivent les encaissements. Pour s’adresser aux marchés du Golfe et à l’international, une société émirienne simplifie paiements et crédibilité. Pour une clientèle exclusivement française et locale, la société française garde l’avantage. Cartographiez vos flux, puis choisissez en conséquence.
Quelques pièges reviennent souvent. Choisir Dubaï pour le seul affichage, sans activité ni bureau réel, fragilise le montage. Croire que « 0 % à Dubaï » vaut 0 % pour un résident français est une erreur : dividendes et revenus rapatriés restent imposables et déclarables en France. Piloter la société depuis la France peut la rendre imposable en France (siège de direction effective). Enfin, créer une société vide reste l’erreur qui efface tout l’avantage recherché.
« Ma société en zone franche IFZA a été immatriculée en une dizaine de jours, visa de résidence et compte bancaire compris. J’ai pu facturer mes clients du Golfe dans la foulée. »
« Enfin des explications claires en français sur l’impôt sur les sociétés à 9 % et le régime de zone franche. On m’a évité deux erreurs de débutant. »
« Je voulais une base à Dubaï pour mon activité au Moyen-Orient. Dossier carré, visa obtenu, compte ouvert, zéro mauvaise surprise. »
Les questions fréquentes
Est-il légal de créer une entreprise à Dubaï depuis la France ?
Oui, c’est parfaitement légal tant que l’opération est déclarée et que vos obligations fiscales françaises sont respectées. La loi sanctionne la dissimulation, pas l’implantation aux Émirats. Vous devez déclarer la détention de parts, le compte bancaire à Dubaï et les revenus perçus. Avec une activité réelle et de la substance, la démarche reste transparente et défendable.
Faut-il résider aux Émirats pour y ouvrir une société ?
Non. La résidence aux Émirats n’est pas exigée pour détenir ou diriger une société émirienne : la création est possible à distance. La création d’entreprise ouvre justement droit à un visa de résidence (investisseur ou salarié), utile pour renforcer la substance et ouvrir un compte bancaire. Une activité réelle sécurise le montage.
Combien de temps prend la création d’une société sur place ?
L’obtention de la licence en zone franche se finalise souvent en une à trois semaines avec un dossier complet. Le visa de résidence, l’Emirates ID et l’ouverture du compte bancaire allongent l’ensemble, de quelques semaines à deux mois selon la zone et la banque. Un dossier complet dès le départ évite les rejets et les allers-retours.
Vais-je payer des impôts deux fois ?
La convention fiscale franco-émirienne de 1989 sert précisément à éviter la double imposition, par un crédit d’impôt. Mais « 0 % à Dubaï » ne signifie pas 0 % pour un résident fiscal français : les dividendes et revenus rapatriés restent imposables en France, et des dispositifs anti-abus s’appliquent. Le résultat dépend de votre situation ; une simulation avec un conseil connaissant les deux pays reste indispensable.
Puis-je ouvrir un compte bancaire professionnel à Dubaï à distance ?
C’est possible, mais c’est l’étape la plus exigeante. Les banques émiriennes appliquent un KYC strict et réclament souvent une présence physique pour la signature. Les banques locales (Emirates NBD, Mashreq, FAB) et la néobanque Wio ouvrent des comptes aux sociétés des EAU ; Wise et Revolut Business, eux, ne le font pas. La réussite tient à la cohérence du dossier : activité, origine des fonds et substance sont examinées.